Assassin's Creed IV : Preview

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Assassin’s Creed chez les pirates, c’est désormais une réalité. Après des péripéties en Palestine, Italie, Constantinople et en Amérique, cap sur le grand large avec une épopée dans les Caraïbes peuplées de pirates assoiffés par l’or et les trésors. Dans ce nouvel épisode, on retrouve un ancêtre de Connor, à savoir Edward Kenway, capitaine du Jackdaw, un navire qui aura la lourde tâche de révéler son potentiel lors des futures batailles en pleine mer.

Assassin's Creed 4

Assassin's Creed IV : Black Flag - Preview

 

Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft
Genre : Action, Aventure
Date de sortie : 31 octobre 2013 (PS3 - Xbox 360), 21 novembre 2013 ( PC - PS4 - Xbox One - Wii U)
Plateforme : PC, PS3, Xbox 360, PS4, Xbox One, Wii U
Prix : Environ 64,99€

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

Assassin’s Creed chez les pirates, c’est désormais une réalité. Après des péripéties en Palestine, Italie, Constantinople et en Amérique, cap sur le grand large avec une épopée dans les Caraïbes peuplées de pirates assoiffés par l’or et les trésors. Dans ce nouvel épisode, on retrouve un ancêtre de Connor, à savoir Edward Kenway, capitaine du Jackdaw, un navire qui aura la lourde tâche de révéler son potentiel lors des futures batailles en pleine mer. Le décor est planté : paysages de rêve, monde ouvert, grog et rhum réconfortants et nouveaux personnages historiques. L’E3 et la Gamescom étaient une belle manière de se familiariser avec le titre, mais cette fois-ci, nous avons pu incarner le dernier héros et parcourir les océans aux lagons envoutants.

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

 

Sur mon bateau oh oh oh !


Avoir un bateau, c’est quand même classe. Avoir un équipage au complet, c’est mieux ! Voilà la première tâche qui nous a été assignée au début de la partie. Dès le départ, on est assez bluffé par le réalisme en pleine mer. La dynamique des vagues est impressionnante. La houle affirme toute sa puissance et il faut très souvent compenser avec des coups de barre pour ne pas se faire emporter par les puissants courants. Le rendu de l’eau est tout simplement magnifique. Tantôt claire, tantôt foncée, un grand nombre de détails a été apporté. Sur le creux des vagues, la mousse se dessine, un travail d’orfèvre et pour cause, la majeure partie de la carte sera constituée d’océan, il ne fallait donc pas se rater. C’est le moment pour nous de déployer les voiles et de voguer vers notre point de rendez-vous.

Une petite île est visible à l’horizon, le jeu nous propose un petit tutoriel pour faire à nouveau connaissance avec la chasse et le dépeçage. Monde ouvert oblige, lorsque l’on arrive à proximité de l’îlot, on plie les voiles et on plonge près de la plage pour rejoindre l’île à pied. On découvre ainsi quelques nouvelles animations et notamment de nouveaux mouvements pour nager, mais surtout lorsque l’on s’élance le bas du corps baignant encore dans l’eau, le personnage entame une marche « lourde », car les pieds sont soumis à la résistance. Des animaux tels que des ocelots, sorte de petit léopard, rodent dans le coin. Différentes manières sont présentes pour chasser ces bêtes. D’abord, la plus « douce », qui consiste à surprendre l’animal et à se faufiler de manière silencieuse. Ensuite, la grosse méthode bourrine, où le fusil est le meilleur allié, efficace lorsque l’on est proche de l’animal, car sa portée n’est pas importante. Une fois l’acte répréhensible commis, on s’octroie la peau des bêtes. Tout de suite, il nous est proposé de crafter une ceinture. De nombreuses améliorations sont disponibles en fonction de la qualité de la peau extirpée.

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

Peu après, nous débarquons dans une petite ville portuaire. Avant de partir en quête de bras forts pour animer le navire, on admire les beaux paysages de carte postale aux alentours. Sable blanc, eau turquoise, le changement de décor fait énormément de bien, un rafraîchissement total, très agréable dès les premiers abords. Le mode « parkour » est omniprésent, et de fait, on accède à n’importe quel endroit en escaladant les bâtiments, objets ou simplement en sautant de toit en toit. Rapidement, on s’en va donc à la recherche de futurs alliés. Les troupes coloniales sont présentes et sont sur le point d’exécuter des pirates à des endroits précis. Cette quête fait finalement office de tutoriel pour découvrir les aptitudes d’Edward. Cependant, il n’y a pas de chamboulement sur les mécaniques de gameplay, on cible un adversaire, on contrecarre les attaques d’un autre, les puristes retrouveront donc les bases d’un AC.

 

 

Le Jackdaw, un navire canon !


Notez que le navire peut accueillir jusqu’à 15 personnes à son bord. Si des moussaillons venaient à périr lors des batailles, il sera toujours possible de sauver des âmes en détresse quelque part dans l’océan et ainsi, garnir à nouveau les rangs.

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

Le Jackdaw est maintenant plein à craquer, on peut voguer et s’élancer dans les mers dangereuses des Caraïbes. La carte est notre meilleur ami. La zone est énorme comparée aux précédents opus. Il est important de souligner que nous bénéficions d’une totale liberté de mouvement. Finis les murs invisibles. Néanmoins, nous n’avons pas pu visiter des recoins précis, l’écran de désynchronisation apparaissait. On peut espérer que cela est dû à la version non finale du jeu qui ne permettait pas de découvrir l’intégralité de la carte. Ces cas étaient isolés, car globalement, on pouvait se rendre à n’importe quel endroit, et cela, sans souffrir de la moindre interdiction.

Lors de cette session, le titre d’Ubisoft nous était proposé sur PlayStation 4 ou plutôt sur les kits de développement. Nous en avons profité pour tester les fonctionnalités de la surface tactile frontale. Celle-ci s’avère utile lorsque l’on observe la carte. En touchant la surface, on peut se déplacer avec fluidité. Un gadget certes, mais plutôt sympathique.

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

Après avoir repéré les lieux on s’en va à l’aventure, le cœur léger. L’équipage entonne des chants qui bercent sur le rythme des vagues. De nouveaux chants pourront être découverts en farfouillant certaines zones. En regardant à l’horizon, on ne distingue pas un bateau. Mais grâce à la longue vue d’Edward, on peut repérer les navires lointains. Une fois fait, on marque la cible pour la traquer, un procédé qui permet également de connaître la nationalité du bateau ainsi que les marchandises qu’il embarque. On se rapproche progressivement à vitesse grand V. Lorsque l’on arrive à portée, on fait parler les canons pour affaiblir la coque et immobiliser le galion.

C’est le moment pour aborder le navire ennemi. En pressant une touche, notre bateau se place automatiquement et pendant ce laps de temps, on peut déjà assaisonner les adversaires à coup de canon ou de fusil. Puis, tout notre équipage pénètre sur le pont et se bat pour la gloire. Pour remporter la victoire, il suffit d’éliminer un nombre prédéfini de soldats afin que le reste de l’équipage se rende. Le bateau pourra alors être capturé ou les ressources récupérées. Nous avions déjà eu un aperçu des batailles navales dans Assassin’s Creed III, mais force est de constater que les développeurs ont parfaitement optimisé la chose ! C’est dynamique, prenant et jouissif il faut le reconnaître. Les fanas de piraterie seront au comble, car l’ambiance est complètement immersive. L’idée d’être un capitaine peu scrupuleux qui s’empare des biens de colons procure un certain plaisir.

Pour terminer la balade, notre dernière mission a été de prendre en chasse un bateau gigantesque qu’on ne pouvait approcher, car son niveau était largement supérieur au nôtre. En revanche, lorsque celui-ci a jeté l’ancre près d’un port, une petite incursion afin de punir son capitaine a été entreprise par Edward, que l’on a emmené se balancer et voltiger sur la coque du navire. Comme toujours, ces missions proposent différents aspects. Le premier consiste à éliminer chaque soldat dans un silence de mort, afin de ne pas provoquer d’alerte. La seconde, comme à son habitude, est brusque, brutale et indélicate. Comprenez que toute la smala autour de vous aura conscience de votre arrivé à cause des coups de fusil qui résonneront à plusieurs kilomètres à la ronde : subtilité zéro, mais très efficace au demeurant.

Qui dit nouveau Assassin's Creed, dit également nouveaux protagonistes emblématiques qui nous suivront tout au long de l'aventure. Pour l'heure, nous avions pu faire connaissance avec Barbe Noire, l'un des pirates les plus célèbres de son temps. Notons également que Benjamin Hornigold, Calico Jack, Charles Vane et bien d'autres ponctueront l'histoire. Ubisoft attache toujours autant d'importance au contexte historique et mêle à nouveau la réalité et la fiction.

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

 

Sur terre comme sur mer


Partir à la conquête de nouveaux horizons est l’essence même de cet AC4. La carte regorge d’iles éparpillées qu’il faudra prendre le temps de découvrir afin de tout synchroniser et décrocher le précieux 100%. Certaines îles sont si petites qu’on les parcoure à pied en moins de 10 secondes. La végétation y est presque absente, quelques palmiers agrémentent le sable et parfois quelques animaux sauvages y ont miraculeusement élu domicile. En revanche, sur des bouts de terre plus volumineux, c’est une vraie jungle et un parcours de combattant qui s’offre à nous. Des vestiges sont parfois visibles, à tel point que l’on aurait l’impression d’être dans un Tomb Raider propulsé par la délicieuse Lara Croft. Les phases d’escalades peuvent s’enchainer pour atteindre les sommets, ensuite changement de décor pour une excursion dans la jungle. Les bottes de paille, connues pour leur capacité à cacher les héros des précédents opus laissent leur place à des fougères, bien utiles pour attraper au passage des colons qui s’y approcheraient trop. Le niveau de détail est plus qu’honnête, c’est agréable à regarder, après les étendues bleues et les magnifiques plages, un peu de verdure et de contraste ne font pas de mal. Pour terminer sur une bonne note, on soulignera que le cycle jour / nuit est omniprésent.

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

Après avoir pris un peu de hauteur, rien ne vaut une petite plongée. Des spots sont visibles sur la carte et donc, vous l’avez parfaitement compris, on ne peut pas arpenter librement tous les fonds marins. Avant de se jeter dans le bain, on doit tout d’abord disposer d’une cloche de plongée, car, les bouteilles à oxygène n’existaient pas. Ces cloches immergées donc, permettent de récupérer notre souffle. Plusieurs allers-retours sont nécessaires afin de visiter confortablement les moindres recoins. Parfois, des grottes et cavités renferment de l’air. Attention cependant à ne pas se faire prendre par les violents courants qui pourraient nous expulser à des endroits inattendus, en compagnie de requins affamés. Edward, ou comment survivre dans n’importe quelle condition. La plongée est une activité agréable qui vous emmènera à la recherche de trésors.

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

Comme dans les derniers opus, une fonctionnalité amusante – sorte de mini jeu – permet d’envoyer des navires à l’aventure et ainsi créer un couloir maritime favorisant les échanges de marchandises. Des zones dangereuses, à éviter, encouragent à passer par des chemins plus sûrs. L’objectif bien entendu est de devenir le maître des océans et d’imposer sa mainmise. Nous n’avons pas eu l’occasion de tester ce mode, mais cela apportera un petit côté de gestion au jeu.

 

Assassin's Creed 4 - screenshot

 

NoteAssassin’s Creed, une licence en train de s’essouffler ? Avant de tester le jeu, je soupçonnais que cela allait être le cas. Mais les équipes d’Ubisoft manient leur art et savent redonner gout à la chose. Le défi de la piraterie n’était pas gagné d’avance et pourtant encore, les concepteurs ont bien révisé leur classique pour implémenter tous les éléments historiques dont le jeu avait besoin. En parallèle, le titre gagne en finition avec la sortie sur les supports de nouvelle génération comme la PS4 et la Xbox One. La présence d’un open world est un autre bon point et les joueurs agacés par le manque de liberté pourront s’émanciper. Les phases sous-marines sont malheureusement « instanciées » et font plutôt office d’amuse-gueule, mais cela reste un élément très appréciable du jeu. Niveau solo donc, les bases semblent solides. Voyons comment évoluera le multi, mais gageons que cet AC4 sera un hit qui ravira les passionnés du genre.