Assassin's Creed 4: Black Flag - Test

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Assassin's Creed IV: Black Flag, alias AC4 sortira sur Xbox 360, PS3 et Wii U le 31 octobre 2013, puis un peu plus tard sur PC, PS4 et Xbox One. Vous aurez cette fois l'occasion de jouer votre assassin dans la très populaire et chaotique période des pirates des caraïbes.

Dossier

Assassin's Creed IV Flack Flag : Dossier


Assassin's Creed IV: Black Flag, alias AC4 sortira sur Xbox 360, PS3 et Wii U le 29 octobre 2013, puis un peu plus tard sur PC, PS4 et Xbox One. Vous aurez cette fois l'occasion de jouer votre assassin dans la très populaire et chaotique période des pirates des Caraïbes.

Retrouvez astuces, soluces, codes, test disponible à partir du 29 octobre, et bien d'autres informations dans notre dossier dédié à AC4.

Le test est à présent disponible en seconde page.



Assassin's Creed 4 : Black Flag Assassin's Creed 4 : Black Flag
   
Assassin's Creed 4 : Black Flag Assassin's Creed 4 : Black Flag
   
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 Assassin's Creed 4 : Black Flag  

 


 

 

Test

Assassin's Creed IV Flack Flag : Test

 

Assassin's Creed IV: Black Flag, alias AC4 est sorti Xbox 360, PS3 et Wii U le 29 octobre 2013. Il faudra compter environ un mois de plus pour découvrir les versions PC, PS4 et Xbox One. Il est temps d'enfiler vos lames de poignet puis de rabattre votre capuche et de découvrir ce que vaut ce nouvel épisode de la série, avec notre Test.

 

Fameux Pirates - Trailer de Assassin's Creed IV - Black Flag

 

Assassin's Creed 4 : Black Flag

Genre : Action, aventure, infiltration
Date de sortie : 29 octobre 2013
Développeur : Ubisoft Montréal
Editeur : Ubisoft
Plate-forme : PS3, Xbox 360, Wii U, PC, Xbox One, PS4
Prix : De 45 à 80 euros en fonction de la plateforme, de la version et du revendeur
Pegi : 18+

 

 

 

 

 

Scénario et ambiance - les Pirates des Antilles


Un nouvel Assassin's Creed, donc une nouvelle époque et un nouvelle zone géographique. Cette fois le combat millénaire et manichéen entre Assassins et Templiers se déroule au début du XVIIIe siècle dans une région particulièrement tumultueuse que sont les Antilles, avec en son centre Cuba. Ceux d'entre vous qui ont séché les cours de géographie s'y retrouveront mieux si je leur dis que les Antilles sont une partie des Caraïbes. Comme vous le savez probablement déjà, cela impliquera donc des pirates, qui demeurent plus que jamais populaires grâce à de mauvais films et à un manga gentillet entre autres. Maintenant que je me suis fait de nombreux ennemis, revenons à Assassin's Creed IV Black Flag. Votre aventure se déroulera encore une fois sur deux fronts, l'un assez mineur est situé de nos jours, alors qu'un homme de notre époque visite la mémoire génétique de Edward Kenway, le pirate et assassin qui a vécu de nombreuses aventures qu'il vous faudra découvrir. Tout est donc dans la continuité apparente des jeux précédents, bien que de nombreux éléments restent à éclaircir, je préfère vous en laisser la surprise.

 

Test Assassin's Creed IV Black Flag

Si vous avez joué aux jeux précédents, vous serez probablement davantage tenté de gratter le vernis sur les événements de notre époque.

 

Nous sommes à présent habitués aux spécificités de l'univers de la licence Assassin's Creed, on ne peut donc pas vraiment dire que le scénario soit particulièrement original, même s'il comprend son lot de surprises et de spécificités par rapport à ses dignes ancêtres. Et même si le passé de raté alcoolique de Kenway, ou ses rêves de pirate idéaliste assoiffé de liberté ont peu de chances de vous émouvoir, le déroulement de l'histoire est assez efficace pour vous pousser de mission en mission sans jamais vous ennuyer. L'histoire ne brille donc pas particulièrement, mais vous serez assez bien immergé dans l'ambiance propre à l'age de la piraterie, avec ses batailles navales, ses villes très...vivantes, ses personnages riches en couleur, le tout mâtiné de complots et de guerres secrètes.

 

Gameplay - Discret mais pas trop


En suite digne de ce nom, Assassin's Creed Black Flag n'a pas non plus eu droit a un changement fondamental de sa recette en terme de gameplay de la part d'Ubisoft. Vous aurez donc droit à un jeu de type action où la furtivité est un élément souvent optionnel. Cela veut dire que vous serez tout à fait libre dans la plupart des cas de foncer dans le tas, de laisser les ennemis sonner l'alarme, puis de gagner un combat à l'arme blanche contre cinq ou six soldats sans problèmes. Pour ce faire vous disposez de deux épées, d'une série de mousquets, et d'accessoires bien pratiques comme des bombes fumigènes ou des couteaux de lancer. La série se démarque donc très fortement des Splinter Cell, aussi développés par Ubisoft. Vous posséderez une nette supériorité sur presque tous les points par rapport à vos adversaires, cela en termes d'équipement, de résistance, d'intelligence (du moins j'espère pour vous), mais aussi et surtout en terme de mobilité.

 

Test Assassin's Creed IV Black Flag

Il arrivera que vous ayez toutes les troupes locales après vous si vous décidez de foncer sur votre objectif, ils s'avèrent parfois assez efficaces et n'hésitent pas à vous tacler.

 

La marque de fabrique de la licence est après tout la facilité déconcertante avec laquelle votre héros est capable d'escalader quasiment n'importe quoi, que cela soit la façade d'une église, un arbre, ou le mat d'un navire. Le level design fait ensuite qu'il vous sera généralement très facile d'atteindre les hauteurs et de s'y mouvoir, que ce soit pour gagner en discrétion, pour atteindre des objets, ou pour mieux affronter vos ennemis. Sauter du haut du troisième étage pour assassiner de façon spectaculaire deux cibles en simultané deviendra rapidement une action routinière. Et même si l'IA est assez intelligente pour escalader les toits, ou pour vous en faire descendre en vous mettant du plomb dans l'aile, vous garderez généralement la maîtrise des lieux. Il est donc très agréable et amusant d'atteindre des positions escarpées ou de se positionner à un endroit stratégique grâce au système d'escalade très facile et intuitif. Il y a cependant un petit bémol, avec une fois encore le fait qu'il s'avère difficile de jauger sur quel élément vous pouvez grimper ou non, ce qui vous fera régulièrement perdre du temps, mais il n'y a pas de quoi gâcher le plaisir non plus.

La partie infiltration du titre est toujours assez primitive, voire ridiculement facile en général. Même si, la plupart du temps, foncer dans le tas vous permet de vaincre en sachant jouer un poil correctement, utiliser un tantinet de discrétion et de réflexion vous facilitera néanmoins la tâche. Le champ de vision de vos adversaires étant assez étroit, il ne vous sera pas bien difficile de les contourner. Et s'ils ont le malheur de vous repérer, vous disposez de quelques instants pour sortir de leur vue avant qu'ils ne réagissent et ne vous détectent véritablement. Ils ne vous repéreront pas non plus si vous adoptez un comportement naturel dans une foule. En plus des hauteurs, vous disposez en prime de nombreux éléments dans lesquels vous camoufler, comme des buissons ou des tas de foin : en les attirant à proximité vous pourrez tuer vos ennemis et les cacher à l'intérieur sans que le moindre de leurs collègues ne réagisse, pas même quand ils avaient les yeux braqués sur le buisson où leur confrère a connu une fin tragique. Outre leur pauvre vision, vos adversaire sont aussi durs d'oreilles, puisque vous pouvez sprinter dans leur dos avant de les poignarder, pour ensuite poignarder l'inconscient qui le précédait d'un mètre. Notons que certains passages du jeu, comme les filatures ou certaines phases d'infiltration vous interdiront totalement d'être repéré, il vous faudra donc de temps à autre faire preuve de retenue au lieu de jouer le pirate qui attaque le sabre entre les dents avec un mousquet dans chaque main.

 

Test Assassin's Creed IV Black Flag

Les officiers ennemis ne pourront pas être tués en martelant simplement la touche d'attaque, il faudra soit utiliser un objet, soit maîtriser l'art de la parade, soit les assassiner discrètement. Un coup de mousquet entre les deux yeux marche bien aussi.

 

Je ne m'étalerai pas trop sur le système d'artisanat qui est assez basique : en chassant des animaux terrestres ou maritimes vous obtiendrez des éléments permettant d'améliorer votre équipement, ou vous permettant de créer de nouvelles tenues. Cela justifiera cependant quelques parties de chasse entre deux assassinats, et tient lieu de montée en puissance de votre personnage, avec l'achat de nouvelles armes.

Vous l'aurez probablement compris, le gameplay est toujours très arcade, et globalement assez facile tant que vous ne ferez pas preuve d'une témérité outrancière. Si vous réussissez tout de même à mourir suite à un faux pas ou à l'attaque d'adversaires un peu plus redoutables, le système de sauvegarde automatique hyper-régulière fait qu'il est virtuellement impossible de bloquer : chaque coffre pillé, chaque récompense obtenue est instantanément conservée, même si pour les obtenir vous avez sauté dans le vide et que vous vous êtes écrasé sur les rochers 50 mètres plus bas comme un fruit trop mûr. Évidement cela vous fera perdre beaucoup de temps lors des missions, ces dernières n'étant pas forcement si faciles puisqu'il vous faudra les reprendre depuis le début ou un check-point. Dans tous les cas on regrettera vraiment l'absence de différents modes de difficulté qui, comme dans les jeux précédents, brille par son absence : tout le monde n'a pas envie de pouvoir affronter toute une garnison en simultané et de pouvoir ignorer la plupart du temps le système de furtivité.

 

Contrairement à votre vie, la durabilité du bateau ne se régénère pas seule, il faudra donc planifier vos activités pour ne pas finir par le fond.

 

Une vraie vie de pirate


Un élément majeur du gameplay tient en votre navire, le Jackdaw, que vous obtiendrez relativement tôt lors de votre aventure. D'une taille intermédiaire, ce bateau vous permettra d'écumer les mers afin d'attaquer puis d'aborder d'autres navires avec l'aide de votre équipage : il permettra aussi d'envahir des forts, de jouer au baleinier du dimanche, ou tout simplement de moyen de transport. Il vous permettra aussi d'effectuer quelques filatures en mer, même si suivre discrètement un autre navire avec une voile s'élevant à 15 ou 20 mètres de haut est un concept qui me dépasse un peu. Dans tous les cas, cette coque de noix comprend un équipage qu'il faudra régulièrement renouveler au fil des pertes dues aux abordages. N'oublions pas de citer tout l'arsenal à votre disposition qui ira croissant au fil des améliorations de plus en plus coûteuses financées grâce au fruit de vos pillages, allant des habituels canons de bordée aux mortiers en passant par les canons de poursuite et les tonneaux "mines" explosifs. Il y a fort à faire sur les mers, et les opportunités, ainsi que les dangers y sont légion.

On se rend aussi bien vite compte qu'ici, votre supériorité est au départ clairement remise en question, et il sera impossible de venir à bout des grosses cibles au départ sous peine d'être envoyé par le fond en un temps record. Vous pouvez donc oublier les Man'o' War avec leur triple ligne de canons pendant un moment, même si leurs cargaisons sont tentantes. De plus vous n'aurez pas qu'à vous inquiéter des boulets adverses, ces derniers n'hésitent pas à vous éperonner, à vous lâcher des mines dans le nez ou à vous bombarder à coup de mortier. Il vous faudra bien choisir vos combats car affronter plusieurs adversaires au milieu d'ilots qui ne manqueront pas d'éventrer votre coque si vous les heurtez ne sera pas aisé. Pour corser encore un peu plus les choses, vous pouvez avoir à subir des effets météorologiques du plus bel effet, avec des vagues qui ne manqueront pas de gêner vos attaques ou celles de vos adversaires, la pluie et le brouillard qui handicaperont sérieusement votre visibilité en plus de mettre de l'ambiance, n'oublions pas non plus les vagues traitresses qui endommageront votre navire si vous les gérez mal, ni les tornades qui feront tout cela à la fois. Les combats maritimes sont donc assez réussis et intéressants, en plus d'offrir un niveau de difficulté convenable. Ils s’intègrent très bien dans l'élément faisant le reste du charme du mode solo du titre, c'est à dire son monde à la fois vaste et relativement ouvert.

 

Test Assassin's Creed IV Black Flag

Lors de vos séances d'exploration sous-marine la faune locale aura l'occasion de venger ses congénères massacrés pour que vous puissiez vous confectionner une nouvelle sacoche.

 

La vaste région couverte par le jeu comprend des centaines d'îles, avec en son centre Cuba qui est significativement plus vaste que les autres. Vous disposez de dizaines de ports auxquels amarrer votre navire, de la capitale de la Havane au petit port de pêcheur qui tient davantage du banc de sable que de l'ile. Chaque lieu comprend ses commerces, ses secrets habituels, ses missions secondaires, sa taverne qui elle-même comprend des informateurs, des membres d'équipage, des rixes, des fans de jeux de plateau totalement imbattables et bien d'autres choses. Cela n'est jamais terriblement original, mais un peu à la manière d'un Skyrim on ne peut s'empêcher de se laisser prendre au jeu. Et alors que vous comptiez vous rendre sur le point de départ de votre prochaine mission principale, vous vous retrouvez à attaquer un convoi pour piller son or, avant de mettre pied à terre pour ramasser un coffre, ce qui vous fait découvrir une carte aux trésors, qui vous mène dans une nouvelle ville pleine d'éléments à découvrir. Il serait bien trop long de tout vous lister, mais vous pouvez tout à fait ignorer totalement l'axe central de la campagne du jeu pendant des jours si le cœur vous en dit. Cependant nous ne sommes tout de même pas totalement libres, de nombreux éléments du gameplay ne sont débloqués qu'avec votre avancée dans les missions principales, comme la cloche de plongée ou la sarbacane; même chose au niveau de certaines zones. Vous vous heurtez parfois à des murs brumeux vous annonçant que pour le moment la zone concernée n'est pas encore disponible, faute d'avancée dans le scénario (ce qui ne manquera pas de frustrer les joueurs avides de liberté et de richesses que vous êtes). Ironiquement c'est souvent ce qui vous remettra dans les rails de l'histoire, l'envie de débloquer l'élément que vous souhaitiez explorer.

 

Multijoueurs


Fort de son expérience multijoueurs sur les précédents titres de la licence, Ubisoft a continué d'améliorer sa recette et d'ajouter du contenu. Vous pourrez donc retrouver un véritable jeu dans le jeu. S'il ne vous est pas familier, sachez que vous aurez l'occasion de vous livrer à des parties bien particulières sur huit cartes différentes, toutes peuplées de dizaines de personnages non joueurs. Vous prendrez le contrôle d'un assassin à l'apparence générique comme un flibustier, une indigène, un docteur, etc., tout comme vos adversaires, et il vous faudra utiliser le terrain et la foule pour mener des parties empruntes de paranoïa où vous serez à la fois chasseur et proie. Est ce que cette femme en petite tenue en train de discuter est un PNJ ou bien un joueur aux aguets, prêt à vous poignarder? L'attaquer préventivement grillera votre couverture, car vous êtes en train de marcher au milieu d'un groupe de passants, d'autres assassins sauront donc que vous êtes leur cible, et surtout si vous tuez un innocent vos compétences seront bloquées de longues secondes. C'est un redoutable jeu psychologique, il vous faudra savoir adopter un comportement capable de tromper vos adversaires tout en décelant leurs pièges. Pour vous aider vous disposez de compétences spéciales débloquées au fil de votre montée en niveau en multijoueurs, vous pouvez par exemple transformer un innocent en leurre avec votre apparence, ou vous pouvez vous déguiser afin de désorienter l'adversaire.

 

Test Assassin's Creed IV Black Flag

Attendez-vous à quelques moments de rage intense quand ce qui semblait être un simple passant vous tuera sauvagement en multijoueurs.

 

Les modes de jeu sont assez classiques, cependant les mécanismes propres à la série des AC changent fondamentalement la façon dont ils fonctionnent par rapport à d'autres licences. Nous avons donc le mode assassinat, où chaque équipe alterne le rôle de chasseur et de proie, un mode capture du drapeau, et le mode domination (capturer et tenir des zones). En prime il est possible de créer ses propres parties personnalisées, avec des paramètres de victoire et d'attribution des points précis. Cela permet de pénaliser certaines techniques pour en favoriser d'autres. Il n'est pas impossible que des modes personnalisés très populaires voient le jour et s'imposent sur les autres. Dans chaque mode vous pouvez adopter des stratégies fondamentalement différentes, et même un joueur débutant peut très rapidement saisir les bases et s'avérer utile ; cependant maîtriser toutes les subtilités de la chose demandera de l'entraînement, un peu de theorycraft, du travail d'équipe et un esprit aiguisé. Ubisoft a conçu ce multijoueurs avec pour objectif qu'il soit viable pour la pratique de l'eSport, je ne peux pas prédire si cela deviendra une réalité, mais le jeu en a le potentiel à mes yeux.

Pour ceux qui préfèrent le PvE au PvP, Assassin's Creed 4 propose un mode multijoueurs coopératif dénommé Wolf Pack. Il consiste à réussir des séquences avec des objectifs précis à quatre joueurs contre l'IA. Vous aurez donc à assassiner de façon coordonnée des groupes d'ennemis, ou à défendre des objectifs. Accomplir les objectifs en maximisant vos points (type d'assassinat, furtivité, objectifs secondaires) vous donnera du temps additionnel afin d'accomplir les séquences suivantes, votre principal adversaire étant la montre, et votre objectif final étant de terminer les 25 séquences. Ce n'est pas titanesque, mais cela permet de jouer entre amis.

 

Graphismes et réalisation


Le jeu est très beau selon les standards des consoles actuelles, même si elles montrent leurs limites sur certains éléments comme les cheveux du héros ou la végétation. Si vous êtes un fanatique de l'antialiasing et des chargements rapides il vous faudra attendre la version PC ou les versions Next Gen dans un mois comme vous l'aviez probablement déjà deviné, cependant AC4 réussi vraiment à bien exploiter le potentiel de vos vieilles consoles: il y a de très nombreux PNJs à l'écran, les bateaux et les bâtiments fourmillent de détails, et les flots turquoise des mers des Caraïbes n'offenseront pas votre rétine alors que vous naviguez fièrement parmi les embruns.

 

Test Assassin's Creed IV Black Flag

Grimper au sommet des éléments du décor pour faire de la reconnaissance permettra d'afficher les secrets locaux sur la carte, cela permettra aussi de débloquer les déplacements rapides. Mais surtout cela vous permettra de faire le malin avec un saut de l'ange.

 

Son et localisation


Le contexte historique et géographique d'Assassin's Creed 4 vous feront côtoyer de nombreux Anglais, Espagnols et Français, qui naturellement parlent leur langue natale. Comme souvent il vaut mieux jouer en version originale (en anglais si vous n'aviez pas suivi) afin de coller au mieux au contexte, ce n'est pas trop gênant dans la mesure où vous pouvez activer en plus des sous titres en français ou en anglais, qui vous traduiront les phrases spécifiquement dites dans d'autres langues. De plus, les voix originales demeurent supérieures aux voix françaises qui manquent clairement de l'accent et des intonations rapeuses et vulgaires qu'on pourrait attendre de la part de pirates. Entendre par exemple un rude capitaine mourrant qui utilise des mots recherchés et presque poétiques dans son dernier soupir était quand même un peu ridicule, même chose avec les nombreux habitants noirs, esclaves, ex-esclaves devenus pirates etc., qui parlent aussi bien français que vous ou moi et sans accent, cela nuit un peu à l'immersion, même s'il n'y a rien de dramatique.

Les bruitages sont d'excellente facture quant à eux, et les musiques collent bien à l'ambiance du jeu, avec un coté souvent épique adapté à vos péripéties. En prime vous aurez droit à une grande quantité de chants et de musiques d'époque, qui font très authentique et qui participent habilement à l'immersion. On appréciera en particulier les chants de marin qu'entonnera votre équipage lors de vos trajets en pleine mer.

 

Durée de vie


Comme on pouvait l'attendre d'un jeu avec une vaste région ouverte à l'exploration, la durée de vie est plus que conséquente. Même en se concentrant sur les missions principales, il vous faudra plus d'une vingtaine d'heures pour en venir à bout, ce qui est assez difficile tant la tentation de faire des détours est forte. Vous disposez de dizaines d'activités secondaires pour vous occuper, et de centaines de secrets à découvrir, afin de faire de votre pathétique barque miteuse un foudre de guerre capable d'affronter les énormes galions aux cales chargées d'or. Tout explorer vous demandera facilement plusieurs dizaines d'heures additionnelles. Le multijoueurs qui est facile à prendre en main et assez intéressant peut aussi très facilement vous occuper pendant des jours voire des semaines.

 

 

En Conclusion


Assassin's Creed IV Black Flag est vraiment très bon, même s'il hérite globalement des même défauts que les jeux précédents de la licence, il devrait être capable de séduire les vétérans du genre, avec une recette affinée au fil des titres. Les nouveaux joueurs devraient aussi y trouver leur compte avec son gameplay facile à prendre en main, et sa vaste région à découvrir. Le multijoueurs a aussi de quoi séduire que cela soit entre amis ou avec de sombres inconnus. Dans tous les cas vous devriez trouver beaucoup de plaisir en passant des dizaines d'heures à jouer au roi des pirates ou au plus mortel des assassins.

 

Les plus et les moins
Très grosse durée de vie Trop facile
Multijoueurs conséquent et intéressant Missions trop classiques
L'univers semi-ouvert Des limites de zones souvent frustrantes
Gameplay à prendre en main